L’automne est la saison des changements. C’est le moment où la nature entame son déclin. Après l’apogée du Yang, de la chaleur, de la maturation végétale, vient le reflux de la sève.
Le Yin commence à croître. Les feuilles se fanent et tombent des arbres, les graines se dispersent au loin. L’obscurité prend le pas sur la lumière avec les nuits de plus en plus longues.
Le climat associé à l’automne est la sécheresse due à la rétraction sous l’effet du rafraîchissement extérieur.
A l’automne, la chaleur du corps qui était à la surface du corps en été, se dirige naturellement vers les couches profondes du corps pour tempérer les organes vitaux en hiver.
Mais si l’énergie bloque et ne peut rentrer à l’intérieur, il peut s’ensuivre de la défaillance dans les défenses immunitaires avec une vulnérabilité plus grande aux infections.
L’automne incite donc au recueillement et prépare à affronter la rudesse de l’hiver. L’envie nous vient de limiter nos activités, de nous coucher plus tôt. L’humeur tourne doucement à la mélancolie et à l’intériorisation.
L’élément Métal prend ancrage dans le corps avec les méridiens du Poumon et du Gros Intestin.
Ces 2 viscères commandent la physiologie de l’odorat et de son organe sensoriel : le nez.
Il dirige aussi le fonctionnement de la peau.
Ainsi si l’énergie du Poumon est déséquilibrée, cela se manifeste souvent par des symptômes cutanés, par l’expectoration, la toux, les signes de dessèchement, les pleurs.
L’émotion du Métal est la tristesse.